Préserver son habitation de l'inondation

Une inondation peut arriver très rapidement et violemment comme on le voit dans le sud de la France. 
Outre les mesures de prévention et / ou de mitigation qui peuvent être mises en place, un plan familial de mise en sûreté constitue pour chaque famille et citoyen, la meilleure réponse permettant de faire face à la gravité d’une inondation en attendant les secours.


Le Plan Familial de Mise en Sûreté

Un tel plan se prépare à l’avance. Il vous permettra d’éviter la panique le moment venu.
La présente page est un outil de réflexion générale susceptible d'aider à son élaboration. Elle donne des idées que vous pourrez adapter à votre situation particulière.

Les étapes recommandées pour réaliser ce PFMS sont les suivantes :


- Signal d’alerte et consignes de sécurité : apprenez à comprendre les signaux d’alerte et connaître toutes les consignes de sécurité ainsi que le moment où elles s’appliquent.
- Liste des numéros utiles : etablissez la liste des numéros des services d’urgence et de secours, de votre mairie, des services de l’Etat, de votre compagnie d’assurance, et de ceux qui pourraient figurer dans le Document d’Information Communale sur les Risques Majeurs établi par la mairie (DICRIM).
- Kit « inondation » : composez votre kit « inondation » et assurez-vous que chacun sait où le trouver. Afin de ne pas ralentir l’éventuelle évacuation, surtout en cas d’inondation brutale, il doit tenir dans un sac. Il doit comprendre :
 * Une radio et ses piles de rechange, 
 * Une lampe de poche,
 * De l’eau potable, 
- Les médicaments urgents : vous suivez peut-être un traitement médical, de même que vos proches. Pensez que vous aurez besoin de ces médicaments et que la pharmacie peut être, elle aussi, touchée par l’inondation.
- Les papiers importants : faites des copies des documents importants (papier d’identité, documents relatifs à l’assurance, factures, …).Pensez à les placer dans un lieu sûr, à l’abri des inondations.
- Si vous avez de jeunes enfants pensez à leur alimentation et à l’équipement nécessaire à leur confort.
- Des vêtements de rechange (dont un imperméable et des bottes),
- Eventuellement un sac de couchage ou des couvertures.
- Produits chimiques, d’entretien, médicaments : afin d’éviter toute contamination ou pollution, pensez à placer toutes les substances dangereuses dans une zone ou une armoire étanche, si possible au-dessus des plus hautes eaux.
- Objets de valeurs et affaires personnelles : prenez l’habitude de les stocker dans un endroit à l’abri de l’inondation, dans les étages supérieurs par exemple. Faites la liste de ceux que vous souhaiteriez emporter lors de l’évacuation et de leur localisation dans votre logement.
- Protections temporaires : ayez à votre disposition des dispositifs de protection temporaires, comme les batardeaux ou les couvercles de bouche d’aération, prêts à l’emploi. Essayez de les installer à froid, en dehors de l’alerte, pour ne pas avoir à découvrir leur mode d’installation et de fonctionnement dans la précipitation.
- Gaz et électricité : apprenez où se situe le disjoncteur ou le robinet d’arrêt de ces réseaux.
- Voiture : repérez un lieu où la déplacer, et un itinéraire pour ce faire. Faites le dès le début de l’alerte.
- Mise à l’abri ou évacuation : déterminez selon le type d’inondation, si vous avez intérêt à évacuer votre logement ou à vous réfugier dans les étages supérieurs.

 
Faites une liste de toutes les choses dont vous aurez besoin et qu’il faudra monter à l’étage, pour le cas où vous auriez la consigne de rester dans les étages supérieurs de votre logement.
Si vous devez évacuer, renseignez-vous auprès de votre mairie sur les lieux d’accueil et les itinéraires pour y parvenir. Faites la liste de ce que vous devez emporter et déterminez les dispositions à prendre pour vos animaux de compagnie.
N’attendez surtout pas l’inondation pour vérifier si votre Plan Familial de Mise en Sûreté fonctionne. Essayez le dès maintenant !
N’oubliez pas d’informer vos proches de son existence et de son contenu.


Préserver mon habitat et mes biens

Si vous êtes situés dans une zone inondable, il est possible de faire effectuer des travaux ou d’entreprendre des aménagements extérieurs et intérieurs pour réduire votre vulnérabilité.
L'esprit de ces pages, qui ne prétendent pas être exhaustives, est de vous donner la meilleure information possible sur les mesures de mitigation (atténuation) que vous pouvez entreprendre relativement facilement chez vous.

Ces pages vont vous aider à sélectionner les mesures les plus appropriées à votre logement et aux types d'inondation auxquels vous êtes exposés.

Pour diminuer la vulnérabilité de votre logement face aux inondations, vous disposez de quatre méthodes :
1) - Prévoir des dispositifs de protection temporaires,
2) - Adapter vos équipements à l’inondation,
3) - Adapter vos techniques constructives, et le choix des matériaux à l’inondation,
4) - Adapter l’aménagement de votre habitat à l’inondation.

Ces mesures sont complémentaires entre elles. Elles permettent de modifier un bâtiment existant afin de le rendre plus résistant aux inondations. 
Avant d’entreprendre les travaux précisés dans ces pages, vous devez vérifier auprès des autorités en charge de l’occupation des sols, de votre droit d’effectuer tels ou tels travaux. Certains sont soumis à déclaration, d’autres à autorisation.
De plus, si vous avez le projet d’effectuer des travaux quels qu’ils soient, n’hésitez pas à en profiter pour mettre en œuvre en parallèle quelques mesures de mitigation.

Vous avez sans doute déjà vu des exemples de ces changements, à l’instar des maisons où le plancher se situe au-dessus de la ligne des plus hautes eaux connues. Mais ces pages, vous permettront d’en apprendre davantage sur ces mesures. Un accent particulier est mis sur les mesures extrêmement simples, dont le coût est relativement faible.

Les Anglo-saxons différencient le « wet floodproofing » qui peut se traduire par le « laissé-inonder » et le « dry floodproofing » qui correspond plus à « une habitation étanche ».

La première technique consiste à modifier les usages de l’habitation. Ainsi l’eau pénètre dans le logement, mais sans impact pour la structure de l’habitat qui a été conçu en conséquence, et sans impact sur les biens mobiliers qui ont été placés hors de contact de l’eau.

schéma
schéma(source FEMA)


Cette méthode est la seule envisageable, lorsque l’inondation est importante, c’est à dire avec des profondeurs d’eau dépassant 1m et avec du courant. En effet, au-dessus d’1 m d’eau, la pression de l’eau sur le bâtiment est tellement importante qu’elle pourrait causer des dégâts irréparables sur la structure elle-même. Il devient alors urgent d’équilibrer cette pression entre les faces intérieures et extérieures des murs du logement, afin que ce dernier reste debout. C’est pourquoi, il est indispensable de laisser rentrer l’eau pour les inondations importantes.

La seconde technique
consiste à rendre le logement le plus étanche possible afin d’empêcher l’eau d’entrer. Elle s’intéresse donc plus particulièrement aux techniques de constructions et aux matériaux. Elle n’est pas toujours réalisable, voire dangereuse lorsque l’inondation est importante.

schéma
schéma(source FEMA)


Il est important de rappeler que les techniques constructives américaines ne sont pas transposables telles quelles en France, la plus grande prudence s'impose donc.

En plus de développer ces deux méthodes, nous nous intéresserons également aux dispositifs temporaires de protection ainsi qu’aux équipements et à leur sauvegarde.
Nous les développerons du plus simple au plus compliqué.


1°) Prévoir des dispositifs temporaires de protection

 

Les dispositifs temporaires de protection
Intitulé  
de la  
mesure
Type inond- 
ation
Hauteur d’eau Opportunité  
intervention
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Travaux lourds  
Mesures temporaires 
Intervention d’un professionnel  
etc.
Mesures de protection temporaire (voir détails plus bas)
Installez des batardeaux X     X     X Evite que l’eau ne rentre pas les portes et les fenêtres.

Système adaptable pour les portes de garages, de patio etc. 

Ils peuvent avoir du mal à résister à une inondation très rapide avec beaucoup de courant.

Leurs actions sont limitées à 1m de hauteur d’eau. 

Mesure temporaire  
Travaux légers

Installez des  
sacs de sable
X     X     X Pas réellement une mesure de mitigation mais c’est un bon complément d’autres mesures. 
Par exemple pour boucher les bouches d’aération : ils servent de filtre en même temps, mais ne sont pas parfaitement étanches.

Remplissage nécessite deux personnes, la première le tient ouvert, l’autre le remplit.

Ne pas les remplir complètement.

Mesure temporaire 
Travaux légers

Installez un emballage X     X     X Permet de limiter la pénétration des eaux par les murs.

Mesure temporaire 
Travaux légers

 
Les batardeaux

Ces dispositifs se positionnent principalement devant les fenêtres, les portes, voire plus rarement pour certains dispositifs devant les bouches d’aération, les bouches d’égouts, et les drains.
Certains sont commercialisés, mais il est également possible de le réaliser soi-même. 
Le dispositif le plus simple consiste à installer une cornière en U autour de la porte et de glisser une plaque en métal à l’intérieur de cette dernière. (voir schéma ci-dessous). Les charnières sont le plus souvent permanentes, tandis que les plaques à proprement parlé sont amovibles.
 



(source CIRIA)


Intérêt

Ils présentent un réel potentiel d’étanchéité pour la partie concernée (porte ou fenêtre). De plus, la plupart s’installent en quelques minutes, la charnière étant intégrée au mur bien avant l’annonce d’une inondation.
Ils peuvent :
- offrir une plus grande efficacité que les classiques sac de sables, et sont plus faciles à utiliser;
- empêcher l’eau d’entrer par les ouvertures pour un temps donné. Mais il est important de rappeler que l’eau peut rentrer par de très nombreuses voies (notamment les bouches d'aération), des mesures additionnelles sont donc nécessaires;
- résister à un choc, comme lors de l'approche du bateau des secours.
Si le type d’inondation à laquelle vous êtes exposés est fréquent, il est très intéressant d’investir dans un tel dispositif, cette mesure étant efficace et surtout réutilisable.

Inconvénient


Avant tout élément complémentaire, il est indispensable de rappeler que ces dispositifs ne doivent en aucun cas vous permettre de vous murer chez vous. C’est pourquoi, leur hauteur est limitée. Ils doivent en toute circonstance pouvoir être enjambés par un adulte, afin de rendre possible une évacuation.
De plus, en raison de la nécessité d’équilibrage de la pression hydraulique entre les faces intérieures et extérieures des murs du logement, la hauteur des batardeaux ne peut excéder 1m.
Afin d’être sûr de l’efficacité du batardeau que vous avez acheté, vous devez respecter très strictement les conseils d’utilisation et d’installation donnés par le fournisseur.
Vous devez également faire attention au délai de mise en œuvre de ces dispositifs. En effet, le temps dont vous disposez entre l’alerte et l’évacuation, voire l’arrivée de l’eau ne permet pas toujours une installation efficace et rigoureuse. Il vous est donc fortement recommandé d’installer les charnières à l’avance ou de vous entraîner à mettre en place ces dispositifs.
Toute l’efficacité des batardeaux dépend de l’adhésion du dispositif aux murs. Elle est donc fonction de la nature de vos murs, et de la qualité de vos joints et de vos fixations. Dans le choix de votre batardeau, prenez donc en considération ces éléments.


Le sacs de sable

Cette mesure consiste à mettre des sacs remplis de sable à plat dans le sens de la longueur par rapport au sens d’écoulement prévisible de l’inondation. (voir schéma ci-dessous) Une barrière est ainsi constituée. elle permet de limiter la pénétration de l'eau, et de la filtrer le cas échéant.


 (source CIRIA)


Les extrémités des sacs sont repliées sur elle-même afin de les fermer. Il n’est pas nécessaire de les remplir complètement. Cependant, vous devez les placer en quinconce comme les briques d’un mur en décalant de la moitié à chaque fois.

Intérêt

Cette mesure, bien que n’étant pas une réelle mesure de mitigation, a fait ses preuves. Elle est la mesure de protection la plus ancienne et la plus souvent utilisée. 
Elle peut se révéler extrêmement pratique

Inconvénient

Cependant, souvenez-vous que, bien qu’elle soit un moyen de protection très populaire, elle présente tout de même des désavantages.
Vous devez faire attention à la disponibilité de sable à l’annonce d’une inondation. Il peut être alors difficile d’obtenir la quantité nécessaire faute de stock disponible. Il vous faudra donc les prévoir à l’avance, et les stocker dans l’attente de l’événement extrême, ce qui peut être très compliqué. 
Les sacs nécessitent du temps et des personnes pour le remplissage.
Tous les débris de la surface où seront placés les sacs doivent être enlevés.
Ils sont difficiles à manipuler, car mous et lourds.
Ils absorbent l’eau et par là même retiennent les produits contaminés (notamment les eaux usées). Vous pouvez donc rencontrer un important problème d’odeur et de contamination bactérienne ou virale (risques pour la santé).


L'emballage

Cette mesure consiste à tendre un film plastique le long des murs (voir schéma ci-dessous). Vous pouvez utiliser du bois ou des briques, pour tenir le plastique en place. L’ajout de drains est souvent, un bon complément. Il évite entre autre que le plastic en se soulève.


(source Lousianne)
 


Intérêt

Cette mesure vous permettra de limiter la pénétration des eaux par les murs et ainsi de limiter les problèmes d'humidité de vos murs.

Inconvénient


Cette mesure nécessite une adaptation à chaque bâtiment. En effet, Il est nécessaire de vérifier son adéquation avec la nature de vos murs. En effet, l’adhérence du plastique sur vos murs dépend de leur nature (présence d'aspérités). 
La hauteur de plastique de 1m est souvent suffisante, et même dans le cas contraire, il serait dangereux pour la résistance de la structure de votre logement d’envisager une étanchéité de vos murs sur une hauteur plus importante. En effet, au-delà de cette hauteur, la pression sur les murs peut entraîner de graves dommages structurels.
Cette mesure est à prévoir longtemps à l’avance, et exige un temps d’alerte relativement long (temps de mise en oeuvre).

Rappelez-vous que dans le cas d’inondations sévères, (plus d’1m de profondeur), empêchez l’eau d’entrer dans l’habitation est dangereux. A moins que votre logement ait été spécialement conçu pour résister, la pression qui augmente avec la profondeur cause des dégâts conséquents à la structure de votre logement et endommage les fondations.
C’est pourquoi il faut absolument laisser l’eau entrer dans le bâtiment pour équilibrer la pression.
Vous prendrez alors des mesures relatives aux biens et aux équipements situés à l’intérieur, afin de diminuer leur vulnérabilité.


2°) Adapter les équipements du logement à l'inondation


Les logements offrent en général un accès à de nombreux réseaux et équipements, incluant par exemple :
- Le système électrique (disjoncteur, interrupteur, câble, fusibles…),
- Les lignes de téléphone et de plus en plus le câble pour la télévision,
- Le réseau d’eau potable; le réseau d’assainissement (égout ou fosse sceptique),
- Le gaz naturel,
- Les conduits de ventilation et d’aération,
- Le chauffage,
- Le réseau d'aération,
- Les appareils ménagers comme les machines à laver, le réfrigirateur, le congélateur….

Pour des raisons pratiques et économiques ces équipements et réseaux se trouvent souvent dans des zones du logement très vulnérables à l’inondation, par exemple à la cave ou au rez de chaussée.
C’est pourquoi, leur protection s’intègre parfaitement dans une démarche de mitigation de votre logement.

Trois solutions se présentent alors à vous. Vous pouvez les délocaliser, par exemple remonter de la cave votre congélateur, les surélever grâce à des parpaings ou à des pieds à l’image d’un lit, voire les protéger sur place, en les rendant étanche.

Pour des questions évidentes de sécurité des personnes, vous devez donner la priorité aux équipements ayant un raccordement avec le réseau électrique, gaz ou de combustible.

Dans cette optique, voici quelques exemples concrets de mesures faciles à mettre en œuvre, mais qui ont une réelle efficacité en terme de mitigation. 
Le tableau vous permet d’avoir une vision globale et surtout de préciser les conditions de réalisation de ces mesures et le(s) type(s) d’inondation pour le(s)quel(s) elles sont adaptées. 
Les mesures qui apparaissent en gras sont celles qui nous semblent les plus pertinentes. Elles doivent donc particulièrement retenir votre attention.

Intitulé de la mesure Type inond- 
ation
Hauteurs deau Opportunité  
de l'intervention
Facilité de mise en œuvre Commentaires
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Travaux lourds  
Mesures temporaires 
intervention d’un professionnel etc.
Electroménager
Vérifiez l’étanchéité  
des tuyaux  
d’arrivée d’eau  
et de gaz et celle  
de leurs raccordements 
et leur ancrage dans le mur le cas échéant
  X X X     X Permet d’éviter une fuite 
Permet d’éviter que l’eau ne rentre par cette voie

Travaux légers 
Mesure permanente

Très important pour le gaz

Ancrez et/ou  
surélevez l’électroménager
X X X       X Permet d’éviter qu’il ne soit arraché par le courant ou la poussée d’Archimède 

Travaux simples 
Mesure permanente ou temporaire (pour surélévation)

Préférez  
un congélateur long
X X X       X La poussée d’Archimède le déstabilisera moins facilement.

Travaux très simples 
Mesure permanente

Bouches et conduits de ventilation ou d’aération, d’évacuation,  
drains, vides sanitaires
Equipez-les de dispositifs non perméables à l’eau mais bloquant les détritus et objets  
( en pratique  
des grilles fines)
X X X X     X Permet d’empêcher les détritus d’entrer en filtrant l’eau 

Permet d’avoir une eau propre => facilite le nettoyage après l’inondation

Travaux légers 
Mesure permanente

Déplacez les centrales 
de ventilation
et de climatisation 
hors d’eau
X X X       X Evite qu’elles soient en contact avec l’eau et que l’eau n’y pénètre => problème d’humidité et de dysfonctionnement

Mesure permanente 
Travaux lourds

Installez un couvercle  
sur les bouches  
d’aération et de ventilation 

X X X X     X Se fixe par une simple pression clip ou bien est intégré dans un encadrement.

Mesure temporaire 
Travaux légers

Première chose à enlever car indispensable aération pour sécher !

Installez des drains (tranchée ou 
canalisation) 

X   X       X Accélère l’évacuation et évite la stagnation de l’eau.

Mesure à adapter à la nature du sol.

Mesure permanente 
Travaux lourds 
Nécessitent l’intervention d’un professionnel

Réseaux
Installez des clapets  
anti-retour  

X X X X     X Entretien du clapet à prévoir

Eau peut rentrer par les drains, les toilettes, et par remontées d'égouts => l'eau est alors contaminée et sale (problème d'odeur et de salubrité, difficulté de nettoyage)

Empêcher cette eau d'entrer est la priorité

Mesure permanente  
Travaux lourds

Rehaussez et vérifiez l'étanchéité des 
installations  
EDF-GDF, télécom etc  
(tableau ,disjoncteur, compteurs, fusibles, prises, raccordements  
aux réseaux)
X X X X     X Placez-les à 50cm au-dessus du niveau de la ligne des Plus Hautes Eaux Connues (PHEC) 

Permet une remise en marche rapide après l'inondation, et évite les risques de court-circuit

Mesure permanente 
Travaux lourds 
Nécessitent intervention d'un professionnel

Installez des  
disjoncteurs différentiels  
à haute sensibilité 30 mA dans la partie inondable
  X X       X Grande sensibilité

 Protège les personnes des court-circuits 

Mesure permanente  
Travaux lourds  
Nécessitent intervention d'un professionnel

Installez des réseaux descendants X X X        X Facilite l'évacuation de l'eau dans les lignes 
 

Mesure permanente  
Travaux lourds  
Nécessitent intervention d'un professionnel

Installations de chauffage et/ou de combustibles
Déplacez la chaudière X X X       X La placer dans une zone hors d'eau afin d'éviter les dysfonctionnements et les risques de pollution causées par les fuites de combustible. 

Mesure permanente  
Travaux lourds  
Nécessitent l'intervention d'un professionnel

Faites vérifier l'ancrage  
et l'étanchéité de la citerne de combustible 
X X X       X Evite qu'elle ne soit emportée par l'eau, évite risque de pollution. 

Maintenir la citerne suffisamment remplie pour améliorer sa résistance à la poussée d'Archimède

Mesure permanente.  
Travaux lourds

Evitez les cuves à mazout  X X X X     X Du mazout qui se répand dans un logement impose sa démolition (impossible à nettoyer). 

Une seule cuve peut endommager de nombreuses maisons.

Mesure permanente  
Travaux lourds  
Nécessitent intervention d'un professionnel

Installations extérieures
Protégez la face de vos serres et de vos vérandas situées dans un axe de courant X X X       X La protection peut se faire grâce à des dispositifs temporaires comme les batardeaux 

Mesure temporaire  
Travaux légers

Scellez vos meubles de jardin sur des socles lestés   X X       X En cas d'inondation lente, il est préférable de les rentrer dans le logement. 

Important, car évite que ces objets deviennent des dangers pour vos voisins.

Mesure permanente et pas très esthétique. 
Travaux légers

Pompe
Utilisez une pompe pour rejeter l'eau vers l'extérieur X   X       X Permet de contrôler l'infiltration autour des batardeaux et sous le bâtiment.

Son utilisation est recommandée mais elle doit être bien dimensionnée et installée à un point bas.

Attention en général fonctionne à l'électricité, or en cas d'inondation le réseau est coupé ou bien il subit des dysfonctionnements.

Son action est néfaste lorsqu'il y a trop d'eau (équilibrage de la pression différentielle). Donc il peut être utile de pomper pour contrôler le niveau, mais pas forcément tout enlever.

Mesure temporaire  
Travaux légers

 


 
3°) Adapter les techniques constructives, comme le choix des matériaux résistants à l'inondation

Les bâtiments sont constitués de nombreux matériaux, qui sont autant d'éléments les rendant très vulnérables à l'inondation.
Il peut être nécessaire de faire appel aux conseils d'un spécialiste pour le choix des mesures de mitigation

Le tableau ci-dessous, vous donne quelques exemples de mesures de mitigation, parmi les plus simples à mettre en œuvre. En ce qui concerne les revêtements muraux, principales causes de l’infiltration de l’eau dans les logements et de l’humidité latente qui en résulte, de plus amples détails vous sont fournis à la suite du tableau.
 

Intitulé de la mesure Types inondation Profondeurs de l’eau Opportunité de l’intervention Facilité de mise en œuvre
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construction réfection A tout moment travaux lourds  
mesures temporaires  
besoin intervention d'un professionnel etc.
isolation thermique
Remplacez le doublage collé par des systèmes démontables (doublages sur ossature) X X X X     X Cette mesure facilite l'accès aux isolants, ainsi que le séchage.
  
Un renforcement de l'isolation thermique peut être envisagé à cette occasion. Il procurera des économies de chauffage.
  
Mesure permanente  
Travaux lourds
cloisons entre pièces
Choisissez des matériaux hydrofuges X X   X     X Permet de résister à l'eau tout en laissant évacuer l'humidité (facilite le séchage).
  
Exemple : les carreaux de plâtre hydrofugés sont de couleur bleue contre blanc pour les classiques.

Mesure permanente  
Travaux lourds  
Nécessitent l'intervention d'un professionnel
Changez les cloisons X X X X     X Les produits de remplacement sont : des cloisons à ossature métallique, en choisissant des plaques de plâtre hydrofugées ;
ou bien des cloisons maçonnées enduites de mortier de ciment de chaux.

Mesures permanentes  
Travaux lourds
Remplacez les cloisons en carreaux de plâtre " standard " (couleur blanche) X X X X     X Préférez les carreaux hydrofugés, voire hydrofugés " plus " (couleur bleue ou verte).

Mesure permanente  
Travaux lourds
revêtement du sol
Changez des revêtements de sol X X X X     X Evitez les parquets, les revêtements en matière naturelle car ils résistent très mal et pourrissent avec l'humidité.

Evitez les revêtements sensibles, comme la moquette, les parquets collés.
 
 
Conservez les carreaux du carrelage supplémentaires pour de futures réparations.

Mesure permanente  
Travaux lourds
Préférez des tapis à de la moquette car amovible X X X X     X Mesure peut être temporaire  
Travaux légers
Evitez les meubles en aggloméré  X X X X     X Ils ne peuvent pas être séchés et sont impossibles à désinfecter.

Mesures permanentes  
Travaux légers
nature du sol
Considérez aussi la nature du sol sur lequel est construit votre maison X X X X     X Si les sols sont perméables ou saturés, l'eau peut pénétrer très rapidement par le sol de votre maison. Il vaut mieux réaménager votre maison, déplacer les meubles, plutôt que de construire une enveloppe pour protéger les murs.
portes et fenêtres
Bouchez les interstices X X X X     X Les interstices doivent être bouchés avec un joint étanche, du mastic ou de la mousse.
  
Mesures permanentes  
Travaux légers mais minutieux et longs.

Cette mesure demande une maintenance très régulière
Traitez les portes et les encadrements de fenêtres (surtout si en bois) X X X X     X Il est important de traiter les portes et les encadrements de fenêtres qui sont en bois, avec un produit étanche en vernis ou en peinture sur les deux faces intérieures et extérieures.
  
Mesures permanentes  
Travaux légers mais minutieux  
Cette mesure demande une maintenance très régulière
Préparez l'installation des batardeaux X X X X     X Permet la mise en place du batardeau à l'annonce de l'inondation.
  
Mesure permanente ou temporaire  
Travaux légers
revêtement des murs
Privilégiez le papier peint  X X X X     X

Les peintures et les revêtements plastiques sont difficiles à enlever ce qui complique le séchage des cloisons et des doublages des murs.

Mesures permanentes  
Travaux légers mais minutieux et longs.

Privilégiez la faïence murale sur les supports maçonnés X X X X     X Plus résistante.

Mesures permanentes  
Travaux légers mais minutieux et longs.


Il est utopique de songer à rendre votre logement parfaitement étanche. Les éventuelles mesures doivent donc se limiter à une certaine hauteur des murs (inférieure à 1 m). Si dans un excès de zèle, vous faites supporter à votre logement une charge hydraulique trop importante, vous prenez le risque qu’il ne puisse résister. Les murs peuvent alors s’effondrer, les fondations se déformer, et dans un cas extrême votre logement peut se mettre à flotter. Les dégâts seront alors à l’image de l’ampleur de la catastrophe, énormes et surtout supérieurs à ceux que vous auriez eu en utilisant les mesures préconisées dans le cadre de l’aménagement de votre habitat (en laissant entrer l’eau).


4°) Adapter l'aménagement de l'habitat à l'inondation

Ces mesures visent à sacrifier des parties inhabitées du logement (comme les sous-sols ou les caves) afin que l'eau entre dans votre logement sans lui causer de dommages significatifs, pas plus qu'à son contenu. 
L'objectif recherché en autorisant la présence d'eau dans certaines portions du logement est d'assurer une égalité entre les pressions hydrostatiques intérieures et extérieures. 
A part la création d'une zone refuge qui doit être votre première priorité en cas de crue rapide, ces mesures sont souvent mises en œuvre en dernier recours.

Cependant, elles sont limitées à un nombre restreint de situations. En particulier, il est nécessaire d'habiter une maison individuelle et, bien entendu, de posséder plusieurs étages. Ces mesures exigent une première précaution, à savoir la résistance à l'eau de la construction et de tous les matériaux de finitions situés sous la ligne de plus hautes eaux connues. Cette résistance ne consiste pas en une étanchéité. L'eau doit pouvoir traverser les matériaux, mais ces derniers sèchent correctement, rapidement et surtout conservent leurs propriétés intrinsèques après l'inondation.

Dans la pratique, cette mesure n'est envisageable que si elle peut se limiter aux sous-sols. Vous pouvez vous assurer de cette condition en vous informant sur la ligne de plus hautes eaux connues (PHEC) auprès de votre mairie, de la direction départementale de l'équipement ou de la direction régionale de l'environnement. 

Intitulé de la mesure Types inondation Profondeurs de l’eau Opportunité de l’intervention Facilité de mise en œuvre 
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travaux lourds  
mesures temporaires  
besoin intervention d'un professionnel etc.
Créez une zone de mise en sécurité des personnes  X X X       X

Il s'agit d'une plate-forme refuge ou plus simplement d'une issue de secours, bien entendu situées au-dessus de la PHEC.

Elle doit :  
- être aisément accessible pour les personnes résidentes par un escalier intérieur, voire une échelle toujours disponible,  
- offrir des conditions de sécurité satisfaisantes (possibilité d'appel ou de signes vers l'extérieur) et un confort minimum (espace),  
- être facilement accessible depuis l'extérieur pour l'intervention des secours et l'évacuation des personnes.

Mesure permanente  
Travaux lourds
Nécessitent l'intervention d'un professionnel (autorisation de travaux).

Rehaussez le plancher X X X       X Calez sa cote sur celle de référence (en général la PHEC).

Peut nécessiter l'installation d'une rampe d'accès pour les personnes handicapées à mobilité réduite.
  
Peut être simple si grande hauteur de plafond et que l'on en sacrifie une partie.
  
Mesure permanente
Travaux lourds
Nécessitent l'intervention d'un professionnel
Adaptez l'utilisation de la cave ou du sous-sol X X X       X Une telle disposition conduit à mettre en rez-de-chaussée, voire en sous-sols, les locaux de services (garage, cellier...) et à reporter les locaux d'habitations dans les étages.

Elle est traditionnelle dans certaines régions de France.
  
Elle demande à être accompagnée de mesures annexes comme étanchéité des réseaux.

Mesure temporaire (à condition de n'avoir aucun bien de valeur, ou bien intransportable)  
Travaux légers
Circuits électriques indépendants à chaque étage X   X       X Permet de rester dans les étages supérieurs sous certaines conditions et après l'accord des autorités chargées de la sécurité.

Mesure permanente  
Travaux lourds  
Nécessitent l'intervention d'un professionnel



Le guide méthodologique PPR inondation, relatif aux mesures de prévention, publié à la documentation française précise ces mesures.


Cadre juridique et fiscal

Votre assurance et vous


Il est important que votre habitation soit bien assurée avant l’inondation. Il convient donc de :
- Vérifier que votre contrat est à jour et qu’il comporte une garantie dommages (incendies, dégâts des eaux) ;
- Vérifier si les valeurs pour lesquelles vous êtes assuré sont bien représentatives de votre patrimoine mobilier et immobilier. Les actualiser régulièrement en fonction de vos achats ;
- Rassembler les papiers importants ( identité, livret de famille, carnet de santé, actes notariés, contrat d’assurance…) ;
- Conserver les preuves de l’achat de vos biens : factures d’achat et d’entretien et photos de votre habitation, de vos biens, et des travaux effectués.

Les contrats d’assurance multirisques habitation ainsi que les contrats d’assurance automobile qui comportent une garantie dommages comprennent une garantie qui couvrira l’inondation que vous subirez, si l’état de catastrophe naturelle est déclaré sur votre commune.

Qui a la responsabilité d’entreprendre les travaux dans votre habitation ?

Selon votre statut, il vous incombe ou non d’effectuer les travaux.

Les travaux qui incombent au propriétaire :
la plupart des travaux préconisés sont à effectuer par le propriétaire qui se doit de faire toutes les réparations, autres que locatives, nécessaires au maintien en état et à l’entretien normal des locaux loués. Ces locaux doivent être décents, selon les caractéristiques fixées par le décret du 30 janvier 2002 dont voici quelques extraits importants qui vous concernent directement pour la prévention des inondations : • Le gros œuvre ainsi que celui de ses accès est en bon état d’entretien et de solidité et protège les locaux contre les eaux de ruissellement et les remontées d’eau. Les menuiseries extérieures et la couverture avec ses raccords et accessoires assurent la protection contre les infiltrations d’eau dans l’habitation.

- Les dispositifs de retenue des personnes, dans le logement et ses accès, tels que garde-corps des fenêtres, escaliers, loggias et balcons sont dans un état conforme à leur usage.
- La nature et l'état de conservation et d'entretien des matériaux de construction, des canalisations et des revêtements du logement ne présentent pas de risques manifestes pour la santé et la sécurité physique des locataires.
- Les réseaux et branchements d'électricité et de gaz et les équipements de chauffage et de production d'eau chaude sont conformes aux normes de sécurité définies par les lois et règlements et sont en bon état d'usage et de fonctionnement.
- Les dispositifs d'ouverture et de ventilation permettent un renouvellement de l'air adapté aux besoins d'une occupation normale du logement et au fonctionnement des équipements.
- Les pièces principales bénéficient d'un éclairement naturel suffisant et d'un ouvrant donnant à l'air libre ou sur un volume vitré donnant à l'air libre.

 

Les travaux qui incombent au locataire : sont des réparations locatives les travaux d'entretien courant, et de menues réparations, y compris les remplacements d'éléments assimilables aux dites réparations, consécutifs à l'usage normal des locaux et équipements à usage privatif.


Les avantages fiscaux

La baisse du taux de la TVA : si vous améliorez, transformez, ou aménagez votre logement achevé depuis plus de 2 ans, vous pouvez bénéficier d'une TVA à taux réduit s’élevant à 5,5 % (mesure actuellement acquise jusqu’au 31/12/04).
Les locataires, les propriétaires-occupants, les occupants à titre gratuit, les propriétaires-bailleurs peuvent bénéficier d’une baisse de la TVA pour la réalisation de certains travaux qui sont détaillés dans le tableau joint.
Le dispositif en vigueur en faveur des bailleurs de logements sociaux, (HLM, SEM…) a été étendu, par ailleurs aux travaux d’entretien.

Bénéficiez d’une réduction d’impôt !
Les dates précisées ci-dessous correspondent à des réductions que vous pourrez obtenir en 2004.
Si vous avez contracté un emprunt en 1997 pour l’acquisition d’un logement ancien qui constitue votre résidence principale et si les fonds ont été mis à disposition en 1998, vous pouvez bénéficier de la réduction d’impôt au titre des intérêts afférents à la fraction de la 5ème annuité, versés en 2003.


Le logement principal correspond à :
- celui que vous occupez en permanence avec votre famille et où se situe le centre de vos intérêts professionnels et matériels ;
- le logement de votre famille si vous exercez une profession qui vous oblige à de fréquents déplacements ;
- le logement de fonction ou celui situé près de votre lieu de travail.
La réduction est de 25% des intérêts versés, retenus dans la limite de 2 287 euros majorés de 305 euros par personne à charge.

Bénéficiez d’un crédit d’impôt !
Si vous avez réalisé des travaux en 2003 dans votre habitation principale, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt dans la limite d’un plafond pluri-annuel qui s’applique pour la période du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2005.
Ce régime de crédit d’impôt est valable pour tous, que vous soyez propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit d’une maison ou d’un appartement.
Les dépenses doivent avoir été payées en 2003.
Il doit s’agir de votre habitation principale en France (métropolitaine et DOM), il doit être achevé depuis plus de deux ans. Le taux sera alors de 15%.


Aides et financement

Vous pouvez obtenir des subventions ou des avantages fiscaux pour la plupart des travaux de réduction de la vulnérabilité présentés dans ces pages.
Les demandes peuvent se faire directement auprès des organismes financeurs ou par l’intermédiaire d’organismes qui pourront vous aider à monter votre dossier de demande de subvention ou de prêt.
Ces aides diffèrent selon que vous êtes locataire, propriétaire-occupant, propriétaire-bailleur, co-propriétaire ou primo-accédant à un logement.

Pour obtenir les premiers renseignements :
Votre mairie : elle peut vous orienter sur les aides possibles.
Les ADIL (association départementale d’information logement) : vous trouverez dans ces centres d’information sur l’habitat des conseils gratuits sur les prêts, les aides, les avantages fiscaux que vous pourrez obtenir. S’il n’y en a pas dans votre département, contactez celle du département voisin.
Les PACT’ARIM : ils fournissent des conseils techniques et facilitent l’accès à des aides financières (Conseil Général, Caisse de retraite, ANAH…) pour l’amélioration et l’adaptation du domicile des particuliers et notamment des personnes âgées et handicapées.

Les aides spécifiques


Selon les personnes


Jeunes ou personnes démunies :
Certaines collectivités vous aident ou aident les propriétaires-bailleurs qui loueront à des jeunes ou à des personnes démunies.
Vous pouvez contacter votre Conseil Régional (service de l’habitat), Le Comité Local pour le Logement Autonome des Jeunes, votre Caisse d’allocation familiale, votre assistante sociale.

Personnes âgées ou personnes handicapées :
Les Pact’ARIM sont des interlocuteurs privilégiés pour vous apporter des conseils pour financer vos travaux. Ils vous serviront de relais pour monter votre dossier de demande de subvention.

Personnes sinistrées :
Dans le cas où votre commune bénéficierait d’un arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, vous allez pouvoir bénéficier d’avantages spécifiques pour vous aider à réhabiliter votre logement. La réalisation de travaux peut alors être l’occasion de réduire votre vulnérabilité.

Artisans, commerçants, professions libérales :
Renseignez-vous auprès de vos mutuelles et caisses de retraite pour le financement de vos travaux et vérifiez auprès de votre mairie si votre établissement fait partie d’une zone d’aménagement spécifique donnant droit à des aides (exemple : Opération Programmée de l’Amélioration de l’Habitat).
Pour toutes les activités ( sauf les pharmacies, professions libérales et activités de tourisme), vous pouvez également vous adresser à la chambre de commerce ou à la chambre des métiers pour toute opération de modernisation ou adaptation de votre entreprise.

Selon votre zone d’habitation


Les OPAH et les PST :
Votre logement est peut-être situé dans une zone d’Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH). Il peut aussi faire l’objet d’un Programme Social Thématique (PST) pour le logement des personnes défavorisées. Ces opérations peuvent vous aider à adapter votre logement au risque encouru. Renseignez-vous auprès de votre mairie.

Les zones exposées au risque inondation :
Les plans de prévention des risques inondation peuvent vous obliger à effectuer des travaux visant à réduire la vulnérabilité de votre habitation.
Ex : mise hors d’eau d’installations électriques ou ancrage et arrimage de sources potentielles de pollution (cuves à fuel)…

Pour vous aider à les réaliser, il est possible de solliciter une subvention issue du fonds de prévention des risques naturels alimenté par le produit des primes d’assurance (dit fonds Barnier).
Cette aide sera attribuée sous la forme d’une subvention à hauteur de 20 à 30 % du montant total des travaux pour les particuliers et entreprises de moins de 20 salariés.
Le montant des travaux ne doit pas dépasser 10% de la valeur vénale du bien.

Et pourquoi ne pas déménager…
Toutes ces pages vous ont peut-être fait prendre conscience que vous étiez très vulnérables face à une inondation.
Après un sinistre, vous pouvez décider de déménager ou de reconstruire ailleurs…Dans ces cas, des prêts à l’accession à la propriété peuvent vous être accordés.
De plus, la loi du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages, prévoit que votre commune puisse acquérir votre bien à l’amiable si celui-ci est situé dans une zone présentant un grave danger pour les vies humaines (que vous soyez un professionnel ou un particulier).

Conclusion

Les mesures de mitigation présentées peuvent s'avérer extrêmement efficaces. Elles sont réalisables en cas de remise en état suite à une catastrophe, lors d'aménagements importants ou dans les nouveaux bâtiments, voire à tout moment pour les mesures les plus simples.

Il n'est en effet pas nécessaire d'avoir recours à des mesures onéreuses et compliquées pour être efficace en terme de réduction de la vulnérabilité. Certains aménagements simples permettent un réel gain. Les astuces comme le sens dans lequel vous allez poser vos plaques de plâtres doivent également retenir toute votre attention.

Les parties relatives aux dispositifs provisoires de protection et aux équipements sont les plus générales. Ces mesures sont applicables telles qu'elles et ne nécessitent aucun aménagement particulier et ni intervention professionnelle en général.

Le reste des mesures dépend davantage de l'option fondamentale que vous aurez choisie, présence ou refus d'eau dans votre habitation (en cohérence avec la hauteur théorique de l'inondation prévisible). Elles sont plus compliquées et font parfois appel à des professionnels du bâtiment. Il s'agit de réels travaux. Afin de vous permettre de choisir, voici un petit récapitulatif des avantages et des inconvénients de ces deux grands principes de mesures de mitigation : 
 
 

Techniques constructives Aménagements intérieurs de la maison
avantages inconvénients avantages inconvénients

Elles réduisent la vulnérabilité de votre logement et de vos biens.

Elles évitent d'être pris au dépourvu à l'annonce d'une inondation.

Elles diminuent le stress, les difficultés physiques et financières, la tension nerveuse qui accompagnent toujours une inondation.

Elles se limitent aux inondations de faible ampleur (moins de 1m d'eau).

Une maintenance régulière est requise.

Ces mesures ne peuvent être mises en oeuvre dans la précipitation à l'annonce d'une inondation. Elles demandent une réelle anticipation.

Si l'inondation a une ampleur exceptionnelle (ie au-dessus de la PHEC), les dégâts seront les mêmes que si vous n'aviez pris aucune mesure.

Elles ne peuvent se suffire à elles-mêmes, et nécessitent l'installation de mesure de protection temporaires, et d'aménagements sur les équipements.

Vous n'êtes jamais à l'abri d'une fuite à travers les joints ou autres interstices, entraînant des dommages dans votre logement et vos biens.

Elles ne peuvent rien pour minimiser l'impact du courant et des éventuelles vagues.

Aussi faible que soit votre effort, elles peuvent dans certaines circonstances réduire la vulnérabilité de votre logement et de vos biens.

Vu que la pression hydrostatique est équilibrée, les charges sur les murs et les sols sont plus faibles que pour les mesures précédentes.

Elles sont moins onéreuses que les autres techniques de mitigation.

L'apparence de votre logement est rarement affectée par ces mesures.

Elles diminuent le stress, les difficultés physiques et financières, la tension nerveuse qui accompagnent toujours une inondation.

La maison peut rester occupée pendant l'inondation dans quelques circonstances particulières et après accord des autorités chargées de la sécurité.

Elles ne s'appliquent que pour des maisons individuelles qui disposent de plusieurs étages.

Elles ne s'appliquent que pour les maisons ayant uniquement les caves, les sous-sols, des caves ou des parkings sous la PHEC. Sinon, un rehaussement du plancher est à envisagé.

Préparer votre logement et son contenu en vu de l'annonce de l'inondation, afin d'appliquer ces mesures, nécessite un temps d'alerte adéquat ainsi qu'une intervention humaine.

Le logement nécessitera d'importants travaux de nettoyage après l'inondation.

L'usage de la partie inondable de la maison doit être extrêmement limité.

Une maintenance espacée mais régulière est nécessaire.

Pomper l'eau stagnante dans vos sous-sols dès le retrait de l'inondation peut entraîner des dommages importants sur la structure de votre logement. Il est donc nécessaire d'attendre un départ spontané ou bien d'attendre un peu et surtout de pomper très lentement.

Elles ne peuvent rien pour minimiser l'impact du courant et des éventuelles vagues.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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