ONS - Point presse du 16/02/10

Qu'est ce que l'ONS ?

Afin de connaitre précisément les besoins de sécurité des établissements scolaires publics et privés, L'observatoire National de la Sécurité et de l'accessibilité des établissements d'enseignement (ONS) publie tous les ans, et ce depuis 1995, un rapport portant à la fois sur l'état de sécurité des bâtiments et des équipements et sur les pratiques de prévention. Ses missions, définies par l'article D239-25 du Code de l'éducation, s'articulent autour de trois grands axes :
- Observer et évaluer
- Proposer
- Informer

ESOPE et BAOBAC deux outils clés :

- L'Enquête Sécurité de l'Observatoire Pour les Etablissments d'Enseignement (ESOPE) est une base de données instaurée courant 2003 qui permet d'évaluer précisément la prise en compte de la sécurité et de l'accessibilité dans les établissements des ministères chargés de l'éducation nationale et de l'agriculture. Avec près de 5500 dossiers d'établissements, cette base de données fourni un échantillon représentatif de la tendance sur la sécurité et l'accessibilité des établissements.

- La Base d'Observation des Accidents (BAOBAC) instaurée en 1995 répertorie les accidents corporels dont sont victimes les élèves lors de leurs activités scolaires y compris en stage. Ainsi, l'ONS est en mesure de classer les accidents par niveau (PS, MS, GS, CP, CE1, CE2...), par nature des lésions (plaies, traumatisme, contusions...), par lieu (couloir, réfectoire, escalier..) et de les analyser pour dresser un état des risques et des mesures à prendre.


Monsieur SCHLERET (Directeur) et Monsieur CHAPUIS (Rapporteur Général) - © Nicolas BLAZY / MEEDDM

Le Point Presse :

A l'occasion de la publication de son rapport annuel, l'ONS a organisé une conférence de presse afin de revenir sur le bilan de l'année 2009 et sur les perspectives futures de l'organisme. Au programme :

- Les risques majeurs : Cela fait maintenant 10 ans que l'ONS s'est attaqué au vaste chantier des risques majeurs. Aujourd'hui, on sait que près de 33% des établissements scolaires n'ont pas une vison suffisante des dangers dans lesquels ils se situent. Ce fait s'illustre facilement par les chiffres donnés lors de cette conférence de presse : 40% seulement des lycées ont réalisé leur PPMS et 50% des écoles. De plus, pour qu'un PPMS soit vaildé, il faut que celui-ci ait fait l'objet de la réalisation d'un exercice de mise à l'abri. Or aujourd'hui, seulement 50% des PPMS rédigés ont donné lieu à un exercice de simulation!  Néanmoins, ces données restent encourageantes puisque l'année passée, seulement 25% des PPMS avaient fait l'objet d'une simulation...  A noter également, l'importance d'actualiser tous les ans le PPMS afin d'améliorer le dispositif mis en place. Ces chiffres sont venus étayer le rapport faisant état du retour d"expérience dans l'académie de Bordeaux après les tempêtes de janvier 2009 en rappellant la persistance de ce type de risque et la nécéssité de vigilance accompagnée d'exercices d'entraînement. Il a également été question, actualité oblige, du risque sismique en France et dans le Monde. En ce sens, l'ONS propose :
   - De rappeler la nécessaire actualisation annuelle des Plans Particuliers de Mise en Sûreté (PPMS).
   - D'inciter les établissments scolaires privés à rédiger un PPMS (où les résultats ne sont pas encore à la hauteur de ceux des écoles publiques).

- L'accessibilité et l'évacuation : Il a surtout été question du diagnostic d'accessibilité dans les collèges publics puisqu'ils comptabilisent plus 3.200.000 élèves dont une part en constante augmentation de ceux en situation de handicap. Au delà de l'aspect d'accessibilité des personnes handicapées à un établissement d'enseignement, il a également été question d'aborder l'évacuation des ces personnes : aménager dans les étages une zone de repli accessible aux secours plutôt que des mesures pour faciliter l'évacuation ne serait-il pas plus approprié ? A ce jour, les collèges estiment en moyenne à environ 200.000 € le coût des travaux.

- La formation professionnelle : Le BTP est connu pour être la filière où les accidents sont les plus nombreux et les plus lourds. On constate aujourd'hui une diminution des ces accidents professionnels mais une augmentation des maladies professionnelles (amiante, mauvaise posture...). A cet effet, l'ONS a mis en avant deux visites de lycées professionnels en faisant le point sur la sécurité, la maintenance des machines, les formations, les travaux... Une brochure spéciale a également été publiée sur le risque incendie dans les établissements d'enseignement agricole de second degré.

- Les défibrillateurs : aujourd'hui, il y a près de 200 décès par jour dus à un arrêt cardiaque en France., où on estime à 3% seulement le taux de survie lors d'un arrêt cardiaque alors qu'il est de plus de 50% dans les pays Anglo-saxons. Ainsi, ces appareils ont été installés depuis peu dans certains lieu publics mais toujours pas dans les écoles. L'ONS en a donc préconisé l'installation, moyennant un cout de 1.300 € par appareil, afin de prévenir au mieux les éventuels arrêts cardiaques dans les établissements d'enseignement. Les défibrillateurs font l'objet d'une publication détachée du rapport, rappelant quelques principes et gestes citoyens qui peuvent sauver une vie.

Pour conclure le rapport 2009, l'ONS fait part de 22 propositions réparties dans 7 grands domaines afin d'améliorer la sécurité et l'accessibilité des établissements d'enseignement :
- Les défibrilateurs automatisés externes (2*)
- La décentralisation et la prise en charge de la sécurité dans les EPLE (4*)
- La sécurité incendie (5*)
- La maintenance des machines outils dans les collèges (3*)
- Les filières bâtiement et travaux pubics dans l'enseignement professionnel (4*)
- L'accueil des personnes en situation de handicap (2*)
- Les risques majeurs (2*)

(*) : Nombre de propositions

 

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