Les repères PHEC (Plus Hautes Eaux Connues)

Information préventive :


Les repères PHEC sont un élément important dans le dispositif de prévention et d’information face au risque inondation, car ils permettent d’apporter concrètement un élément visuel et précis sur la menace de crue majeure qui pèse sur un grand nombre des cours d’eau en France.
Attention ! les niveaux de crues historiques rapportées ne sont en aucun cas la garantie que le niveau de l’eau ne montera pas au-delà. Il témoigne seulement de la réalité d’un risque prégnant et cyclique dans la zone. Fréquemment des inondations atteignent localement des niveaux de crue que l’on ne connaissait pas de mémoire d’hommes, dépassant largement tous les repères historiques. Ces précieux repères sont donc avant tout informatifs et préventifs.

Une nouvelle obligation pour les maires :


Ce devoir d’information sur les crues majeures est devenu une obligation légale pour tous les maires des communes soumises au risque d’inondation. C’est au maire que revient la charge d’apposer les repères de crues afin d’informer la population du risque de crue majeure qui pèse sur sa commune.
C’est stipulé dans l’article L.563-3 du Code de l’environnement : « Le maire établit l’inventaire des repères de crues historiques sur le territoire de sa commune. Il détermine l’emplacement de repères spécifiques aux plus hautes eaux connues [PHEC]. La pose et l’entretien relèvent de la commune ou de l’établissement intercommunal. »
L’emplacement des différents PHEC et l’inventaire des repères historiques doivent d’ailleurs être annexés au Dicrim (le Dossier d'information communale sur les risques majeurs).
Parfois c’est le groupement de collectivités territoriales qui aura la tâche de matérialiser, d’entretenir et de protéger les repères.
Dix ans après les inondations catastrophiques de novembre 1999 dans l’Aude, qui avaient causé la mort de 26 personnes, détruit 26 ponts et provoqué des millions d'euros de dégâts, il a été annoncé qu’au cours des deux prochaines années, 800 repères PHEC allaient être mis en place sur l'ensemble du département de l'Aude.

Un nouveau modèle de PHEC :
 
Sur le plan législatif, l’établissement des repères de crues s’appuie sur le Décret n° 2005-233 du 14 mars 2005 pris pour l'application de l'article L.563-3 du code de l'environnement et sur l'arrêté du 16 mars 2006 qui définit dans son annexe un modèle des repères de crues paru au Bulletin Officiel du ministère de l'écologie et du développement durable.


Il est précisé que le repère PHEC doit être visible et lisible depuis un point librement accessible au public. Le modèle type de repère PHEC (photo) se compose d’un disque blanc de 80 mm de diamètre minimum surchargé en partie basse d’un demi-disque violet, un "Pantone 2602" (teinte 100 %) avec trois vagues violettes (teinte 75 %) dont l’horizontale indique le niveau des PHEC.
La mention plus hautes eaux connues est inscrite en violet au-dessus de l’horizontale. La date correspondante est positionnée en gris sur la partie supérieure, le nom du cours d’eau est inscrit en blanc dans la partie inférieure. Ces deux dernières mentions sont facultatives. La mention PHEC est substituée en cas d’absence de date.
La police de caractères utilisée doit faciliter la lecture. Le matériau utilisé doit assurer la pérennité du repère.
Le repère peut être entouré d’un cadre pour le fixer ou le protéger. Il doit être visible et lisible depuis un point librement accessible au public.



 

Les repères de grandes crues ( A ne pas confondre avec les PHEC ) :

Qui n’a jamais été intrigué, en se promenant un jour le long d’un fleuve ou d’une rivière, par ces repères de grande crue que l’on aperçoit parfois au détour d’un pont, le long d’un quai ou d’une berge. Témoin d’un temps qui nous paraît à première vue révolu, on y déchiffre des dates de crues historiques.


Repères de grandes crues


Crue du 3 juin 1856, crue du 11 septembre 1789, crue du 22 août 1907… peut-on ainsi lire sur une des piles du vieux pont Wilson qui franchit la Loire à Tours.


Maintenir la mémoire des grandes crues

Et pourtant les repères des grandes crues historiques qui ont frappé par le passé les lieux ne sont pas uniquement là pour attiser notre curiosité mais bien pour nous sensibiliser au risque inondation et inciter à la vigilance en nous rappelant qu’une crue majeure peut très bien ressurgir demain brutalement.
Ces repères sont également un moyen de faire vivre et de transmettre une mémoire collective sur les inondations majeures qui ont, parfois cruellement, touché une région. Connaissance qui au fil des années a tendance à s’effacer, au risque de la voir un jour tomber dans l’oubli. Les repères de crue ont l’avantage de matérialiser cette expérience, à condition cependant de les répertorier et de les entretenir.
 


 
Repère de crue symbolique de la hauteur du bateau, hissé sur les bords de la Dordogne au niveau de la dernière crue centennale (Photo S. Michel/Flickr)

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